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Le gwoka dans la rue

    Vélo , le tanbouyé le plus populaire de 
Guadeloupe,  était un homme de la rue. 
Il a toujours joué du gwoka dans les rues 
de Pointe-à-Pitre. Il se déplaçait avec son 
tambour sur le dos et quand l’envie le prenait
 il s’asseyait quelque part et jouait. Par la 
suite, avec des jeunes, il jouait d’une manière 
plus régulière d’abord sur le « boulevard » 
et ensuite à la rue « Piétonne ».

Vélo nous a quittés, mais les jeunes perpétuent cette tradition et continuent de jouer tous les samedis à la rue « Piétonne ». C’est d’ailleurs dans cette rue que l’on a érigé une sculpture de Vélo.
    Vélo était un grand tanbouyé qui a marqué la vie culturelle de la Guadeloupe. Mais, peu de personnes le savent, il était aussi un chanteur/compositeur « sèbi-a » « on pè soulyé » etc 

 Certains pensent encore que le gwoka est une musique de « vyé nèg » parce qu’elle est jouée par des rastas. Nous leur faisons remarquer que les rastas ne sont pas de voyous et que tous les joueurs de gwoka ne sont pas des rastas.

Il est vrai que j’ai rencontré le gwoka au début des années 60, il était joué par des individus pas très catholiques. Le peu de femmes que l’on y rencontrait menaient une vie de débauche. Et parfois les « banboula an ba marché » se transformaient en orgie au petit jour. 

 De nos jours, les choses ont beaucoup changé, le gwoka est joué par tous quel que soit leur niveau social : chômeurs, enseignants, mécaniciens, ouvriers agricoles, comédiens, informaticiens, médecins, avocats, électriciens.  Il est joué partout, dans la rue mais aussi dans les foyers, dans les églises, dans les mariages, les baptêmes, dans les écoles

Les mouvements patriotiques ont joué un grand rôle dans la popularisation du gwoka. Ils ont participé à sortie du son ghetto et à redorer son blason. 
Quant au gwoka dans la rue, il reste le principal point de résistance. Tous les samedis des jeunes jouent dans une rue piétonne de Pointe-à-Pitre.
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