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Le ka


     Cet intrument de percussion s'appelle aussi bien gwoka que ka. Mais le mot gwoka désigne aussi la musique elle même, la danse, les chants et tout le reste. Alors pour faire la différence entre les deux, on nomme l'intrument Ka.

    Le ka étant fabriqué à partir d'un tonneau, certains pensent que le
 mot ka vient du mot quart, du quart de tonneau (mesure utilisée en 
marine, le "r "ayant disparu). 

 Nous pensons qu'il faut chercher ailleurs, l'origine de ce mot. Pourquoi l'esclave n'aurait-il pas gardé un nom de chez lui pour désigner son tambour? En Inde le mot ka est le nom d'un son émis par les tablas (tambour indien). 

 On retrouve en Egypte le mot ka qui désigne quelque chose de mystique, l'Âme ( voir les recherches du père Colbac sur le ka). Nous retrouvons en Afrique Centrale, le mot n'goka qui désigne un tambour qui rappelle beaucoup le ka ( voir «DIADYE» de Jocelyn Gabali).

Dans certains pays de la Caraïbe, on retrouve ce mot: "kua" à Puerto-Rico, ka à Cuba et à Saint Thomas, "ka-tha-bou" en Haïti (Musiques et musiciens de la Guadeloupe de Alex et Françoise URI).

Alors, pourquoi l'esclave n'aurait-il pas gardé un nom de chez lui pour désigner cette chose qui a toujours joué un rôle primordial dans toutes les étapes de sa journée, de sa vie? Nous sommes donc convaincus que le mot ka nous vient du continent Africain.
En Afrique, les tambours sont faits en "bois-fouillé", des morceaux de troncs d'arbre que l'on fouille afin d'obtenir un bouko (un tambour sans peau). Le "bois-fouillé" est aussi utilisé dans d'autres pays de la Caraïbe (Haïti, Cuba...).

Pendant l'esclavage, il était interdit aux esclaves de couper des arbres. Ne pouvant fabriquer des "bois-fouillé" ils ont utilisé des petits tonneaux qui servaient à transporter du vin, de l'huile, des grains, de la viande salée, etc...

 Le bouko est fermé à une extrémité par une peau de cabri montée sur un premier cercle. Un deuxième cercle est placé au-dessus du premier. Les mawkè utilisent une peau de femelle, et les boularyen une peau de mâle.

 Le zoban supérieur est un bout de corde rattachée au deuxième cercle. Ce zoban faisait partie intégrante de ce deuxième cercle (qui était fait de lianes), il avait la forme d'un triangle renversé, le sommet vers le bas.

De nos jours, on trouve des zoban en fer soudés au deuxième cercle. De nombreuses personnes appellent aussi ce deuxième cercle, zoban. Nous verrons plus tard que le son produit en frappant la partie de la peau, la plus proche de ce cercle s'appelle lui aussi zoban.

Les zoban inférieurs, encore en cordes, sont fixés à des trous, en bas du bouko. Ils ont la forme d'un triangle dont le sommet est tourné vers le haut.
Le mot zoban vient du terme marin hauban, qui désigne le cordage qui sert à maintenir et à consolider le mât d'un bateau.

Le cordage passe en alternance, dans les zoban supérieurs et les zoban inférieurs. C'est alors que les clés (klé), petits bouts de bois, sont placées entre les cordes. Il suffit maintenant, de les tourner pour tirer sur le zoban (cercle) et de tendre la peau.
Aujourd'hui, on utilise parfois des clés de tumba pour tendre la peau. Généralement les ka possèdent 5 klé, mais il est fréquent d'en trouver qui en possèdent plus.
Ka_01_bs_original